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Mes successions

Succession et héritage : qui hérite, combien, et dans quel ordre agir

Des simulateurs et des guides gratuits, sourcés et datés, pour chiffrer une succession et en suivre les étapes, du décès au partage. Tout se calcule dans votre navigateur : aucune donnée n'est envoyée, aucun email n'est demandé.

Ce que reçoit chaque enfant, en trois questions

Chaque enfant reçoit, net de droits

141 806 €

Droits de succession : 8 194 € par enfant, après l'abattement de 100 000 € (CGI art. 779).

Détail par tranche, frais de notaire et PDF

Cas simple : enfants communs, sans testament ni donation reçue depuis quinze ans. Un enfant né d'une autre union, un Pacs, une entreprise ou une résidence principale changent le calcul : le simulateur complet les prend en compte.

Les étapes d'une succession, dans l'ordre

Du décès au partage, cinq temps, chacun avec son délai. Le dossier de succession les date à partir du jour du décès.

  1. Les premiers jours

    Déclarer le décès, organiser les obsèques

    La déclaration en mairie se fait dans les 24 heures, les obsèques ont lieu entre 24 heures et 14 jours calendaires après le décès. Les comptes individuels sont bloqués dès que la banque est informée ; les frais d'obsèques peuvent y être prélevés sur facture, dans la limite de 5 965 €.

    Les démarches des 30 premiers jours · Frais d'obsèques : qui paie ?

  2. Le premier mois

    Réunir les documents, consulter un notaire

    Le notaire est nécessaire dès qu'il y a un bien immobilier, un testament ou une donation entre époux, ou un actif d'au moins 5 965 €. Il établit l'acte de notoriété, qui désigne les héritiers et leurs parts.

    Documents à réunir · Modèles de lettres · Comptes bancaires du défunt · Qui hérite ? · Frais de notaire

  3. À partir de quatre mois

    Accepter ou renoncer

    Pendant quatre mois, aucun héritier ne peut être contraint de choisir (Code civil art. 771). Il peut accepter, accepter à concurrence de l'actif net ou renoncer ; sans sommation, il dispose de dix ans pour se prononcer (art. 780).

    Renoncer à une succession

  4. Dans les six mois

    Déclarer la succession et payer les droits

    La déclaration et le paiement des droits sont dus dans les six mois du décès en métropole, douze mois à l'étranger (CGI art. 641). Le paiement peut être fractionné ou, pour une nue-propriété, différé.

    Déclaration de succession · Payer les droits · Calculer les droits

  5. Ensuite

    Partager, ou rester en indivision

    Tant que les biens ne sont pas partagés, les héritiers sont en indivision : la gestion courante se décide à la majorité des deux tiers des droits, la vente d'un immeuble à l'unanimité, et chacun peut demander le partage.

    L'indivision entre héritiers · Calculer une soulte et le droit de partage · Usufruit et nue-propriété · Combien de temps dure une succession ?

Toutes les pages utiles après un décès, étape par étape : après un décès.

Droits de succession selon votre situation

Époux, pacsé ou concubin

Le conjoint marié et le partenaire de Pacs sont exonérés de droits. Le concubin n'hérite pas sans testament, et serait alors taxé à 60 %.

Famille recomposée

Un enfant né d'une autre union prive le conjoint de l'option pour l'usufruit : il reçoit un quart en pleine propriété.

Frères, sœurs, neveux

Frère ou sœur : 15 932 € d'abattement, puis 35 % et 45 %. Neveu ou nièce : 7 967 €, puis 55 %.

Petits-enfants

Venant à la place d'un parent décédé ou qui renonce, ils se partagent son abattement de 100 000 €.

Enfant mineur héritier

Son autre parent gère sa part ; le juge autorise la vente d'un immeuble, l'acceptation pure et simple et la renonciation.

Sans enfant

La loi désigne presque toujours un héritier ; un testament permet d'en choisir d'autres. Les deux répartitions, côte à côte.

Sans héritier proche

Sans parent jusqu'au sixième degré et sans testament, la succession revient à l'État.

Un parent aidé en Ehpad

L'aide sociale à l'hébergement versée par le département se récupère sur la succession, dans la limite des sommes versées ; l'APA, non.

Une entreprise à transmettre

Le Pacte Dutreil exonère 75 % de la valeur transmise, sous engagement de conservation de six ans.

Une forêt, des parts de groupement forestier

Trois quarts de la valeur exonérés, contre un engagement de gestion durable de trente ans.

Un terrain, des terres agricoles

Qui décide en indivision, ce qu'engage un bail rural, comment se passe une vente, à qui confier la gestion.

Neveux et nièces ont leur propre page : droits de succession d'un neveu ou d'une nièce. Les termes juridiques employés sur le site sont définis dans le glossaire de la succession.

Les outils de calcul

Tous les outils, avec ce que chacun calcule : simulateurs.

Anticiper une transmission

Toutes les pages pour préparer une transmission : anticiper sa succession.

Comment ce site travaille

Ces outils donnent des estimations indicatives ; ils ne remplacent pas l'acte d'un notaire, obligatoire pour régler une succession réelle.

Questions fréquentes

Mon conjoint ou mon partenaire de PACS paiera-t-il des droits de succession ?

Non : le conjoint marié ou le partenaire pacsé est totalement exonéré de droits de succession, quel que soit le montant reçu (loi TEPA du 21 août 2007, CGI art. 796-0 bis). Le concubin non pacsé, lui, n'est pas héritier légal.

Quel est l'abattement pour un enfant en 2026 ?

100 000 € par enfant et par parent, renouvelable tous les 15 ans (CGI art. 779). Au-delà, un barème progressif de 5 % à 45 % s'applique.

Un concubin hérite-t-il automatiquement de son partenaire ?

Non. Sans testament ni PACS, un concubin n'a aucun droit successoral légal : seul un testament peut lui attribuer une part, dans la limite de la quotité disponible s'il y a des enfants.

Qu'est-ce que le Pacte Dutreil ?

Un dispositif qui exonère 75 % de la valeur d'une entreprise individuelle ou de titres de société transmis sous engagement de conservation (CGI art. 787 B/C). Depuis le 21 février 2026, l'engagement individuel de conservation est passé à 6 ans.

Comment sont traités les enfants non communs dans une famille recomposée ?

Dès qu'il y a au moins un enfant non commun, le conjoint marié perd la possibilité d'opter pour l'usufruit de la totalité : il reçoit obligatoirement un quart de la succession en pleine propriété (Code civil art. 757-1), et les enfants — communs et non communs — se partagent les trois quarts restants.

Les frais de notaire et les droits de succession, est-ce la même chose ?

Non, ce sont deux choses distinctes qui s'additionnent. Les droits de succession sont un impôt versé à l'État, calculé selon le lien de parenté et les abattements. Les frais de notaire rémunèrent les actes établis par le notaire (émoluments au tarif réglementé, identiques quel que soit l'office choisi) et couvrent les sommes qu'il avance pour le compte de la succession. Un simulateur distinct les estime.

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